Un jour viendra mon dernier souffle, ma dernière expiration, la dernière fois que je fermerais mes paupières. Je m’imagine à cet instant fatidique, alité sur mon lit de mort. Que penserais-je alors ? Quelle rétrospective aurais-je de l’existence que j’ai menée ? Serais-je heureux d’avoir vécu dans le mensonge… Assurément non, cela est impensable. Je veux cheminer au plus près de la vérité, l’unique vérité immuable qui a précédé l’humanité et lui survivra. Ainsi, et seulement ainsi, mon trépas sera empreint du moindre regret.
Mais crois-je réellement en mes propres croyances ? Pourquoi ? Aimer ce que j’aime aujourd’hui découle-t-il de motivations authentiques ou de justifications factices ? Et qu’en est-il de mes aversions ?
« Rien n’est plus proche du vrai que le faux », car le mensonge n’existe que par opposition à la vérité. Comprenez bien ceci : vous ne sauriez être apaisé si vous vous battez pour le faux. Soyez honnête envers le monde, mais surtout envers vous-même. La jalousie et le désamour sont des sentiments naturels, point de mal à les éprouver. Mais le mensonge est un fléau de taille, dont vous ne pourrez éternellement vous voiler la face, particulièrement aux portes de la mort.
L’esclave de la vérité est le plus libre des Hommes. Car sa conscience et son inconscient s’accordent dans ses choix. Et si sa perception de la vérité change, il s’y plie. Il n’y a aucun sens à se battre et à avancer dans un chemin auquel on ne croit pas. Pourtant, beaucoup d’humains renient les informations qui pourraient les rapprocher de la vérité, par peur de devoir changer, par peur de devoir affronter les questions qui se poseraient alors. Toutes ces personnes n’ayant pas le courage d’ouvrir ces portes se retrouvent alors à vivre dans un monde auquel elles essaient de donner un sens, bien que mal… Il est primordial que votre conscience s’accorde avec votre instinct, suivez-le, essayez de répondre aux questions qui vous font peur et n’ayez pas peur de changer d’avis s’il le faut. La peur provient en grande partie de l’ignorance ; lorsque vous envisagez toutes les possibilités, alors vous aurez une chance de mourir avec le sourire.
Croyez-vous réellement en ce que vous croyez ? Je vous exhorte à vous poser les questions qui fâchent, celles que l’on se refuse à affronter. Interrogez-vous sans concession, répondez en toute sincérité, car l’heure viendra où ces doutes vous saisiront de plein fouet, sans que vous ne puissiez plus jamais en détourner le regard. Peut-être alors réaliserez-vous avoir vécu dans le mensonge.
N’attendez pas votre dernier souffle pour embrasser la vérité. Remettez dès aujourd’hui vos pensées et croyances en question. Affrontez vos doutes avec l’honnêteté et le courage qui sied à l’Homme de valeur. Seule cette quête sincère de l’authenticité vous mènera sur la voie d’une vie pleinement accomplie et exempte de regrets.
La meilleure définition de Dieu que je puisse donner est “ce que l’homme ignore”.

Le Loup